Comme un chevreuil, quand le printemps destruit

Poème par Pierre De Ronsard Recueil Premier Livre des AmoursThématiques AmourPériode 16e siècleAnalyse d’Arthur ↓

Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
L’oyseux crystal de la morne gelée,
Pour mieulx brouster l’herbette emmielée
Hors de son boys avec l’Aube s’en fuit,

Et seul, et seur, loing de chiens et de bruit,
Or sur un mont, or dans une vallée,
Or pres d’une onde à l’escart recelée,
Libre follastre où son pied le conduit ;

De retz ne d’arc sa liberté n’a crainte,
Sinon alors que sa vie est attainte,
D’un trait meurtrier empourpré de son sang :

Ainsi j’alloy sans espoyr de dommage,
Le jour qu’un oeil sur l’avril de mon age
Tira d’un coup mille traitz dans mon flanc.

Pierre de Ronsard

Lire, garder, partager

Que veux-tu faire avec ce poème ?

Apprendre 4 activités
Envoyer par e-mail
3 vues

Gratuit · Sans compte · Impression et PDF immédiats

Droits et utilisations

Comme un chevreuil, quand le printemps destruit, de Pierre De Ronsard, peut être une œuvre du domaine public ou un texte encore protégé selon son auteur et son édition. Sa présence sur le site ne vaut pas autorisation générale de reproduction.

La mise en page, l’atelier d’apprentissage et les fiches pédagogiques ont été créés par Poésies 123. Ils sont proposés pour un usage personnel ou pédagogique.

Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-comme-un-chevreuil-quand-le-printemps-destruit-pierre-de-ronsard/

Arthur

Décryptage

L’analyse d’Arthur

La majeure partie de ce poème nous fait découvrir à travers une scène hautement bucolique, les ébats d’un chevreuil en pleine nature. Libre, insouciant et sans crainte, il redécouvre les bois et les vallées que la fin de l’hiver délivre du gel.

Cette scène s’achève cependant brutalement par une rencontre fortuite avec des chasseurs, notre animal se voyant frappé d’une flèche qui lui ôte la vie.

Dans la seconde partie de la poésie, Ronsard établit une comparaison avec la mort soudaine et cruelle du chevreuil et les douleurs causées par l’amour. La flèche devient alors celle de l’amour ; la brutalité du choc, un coup de foudre ; et la mort, l’indifférence de la femme aimée.

Toutes les analyses d’Arthur →