Plus mille fois que nul or terrien

Poème par Pierre De Ronsard Recueil Premier Livre des AmoursThématiques AmourPériode 16e siècle

Plus mille fois que nul or terrien,
J’aime ce front où mon tyran se joue
Et le vermeil de cette belle joue,
Qui fait honteux le pourpre Tyrien.

Toutes beautés à mes yeux ne sont rien,
Au prix du sein qui lentement secoue
Son gorgerin, sous qui doucement noue
Un petit flot que Vénus dirait sien.

Ne plus, ne moins, que Jupiter est aise,
Quand de son chant une Muse l’apaise,
Ainsi je suis de ses chansons épris,

Lorsqu’à son luth ses doigts elle embesogne,
Et qu’elle dit le branle de Bourgogne,
Qu’elle disait, le jour que je fus pris.

Pierre de Ronsard

Lire, garder, partager

Que veux-tu faire avec ce poème ?

Apprendre 4 activités
Envoyer par e-mail
5 vues

Gratuit · Sans compte · Impression et PDF immédiats

Droits et utilisations

Plus mille fois que nul or terrien, de Pierre De Ronsard, peut être une œuvre du domaine public ou un texte encore protégé selon son auteur et son édition. Sa présence sur le site ne vaut pas autorisation générale de reproduction.

La mise en page, l’atelier d’apprentissage et les fiches pédagogiques ont été créés par Poésies 123. Ils sont proposés pour un usage personnel ou pédagogique.

Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-plus-mille-fois-que-nul-or-terrien-pierre-de-ronsard/