Où que je tourne l’oeil, soit vers le Capitole

Poème par Joachim Du Bellay Recueil Les RegretsPériode 16e siècle

Où que je tourne l’oeil, soit vers le Capitole,
Vers les bains d’Antonin ou Dioclétien,
Et si quelque oeuvre encor dure plus ancien
De la porte Saint-Paul jusques à Ponte-mole :

Je déteste à part moi ce vieux faucheur, qui vole,
Et le ciel, qui ce tout a réduit en un rien :
Puis songeant que chacun peut répéter le sien,
Je me blâme, et connais que ma complainte est folle.

Aussi serait celui par trop audacieux,
Qui voudrait accuser ou le temps ou les cieux,
Pour voir une médaille ou colonne brisée.

Et qui sait si les cieux referont point leur tour,
Puisque tant de seigneurs nous voyons chacun jour
Bâtir sur la Rotonde et sur le Colisée ?

Joachim Du Bellay

Lire, garder, partager

Que veux-tu faire avec ce poème ?

Apprendre 4 activités
Envoyer par e-mail
5 vues

Gratuit · Sans compte · Impression et PDF immédiats

Droits et utilisations

Où que je tourne l’oeil, soit vers le Capitole, de Joachim Du Bellay, peut être une œuvre du domaine public ou un texte encore protégé selon son auteur et son édition. Sa présence sur le site ne vaut pas autorisation générale de reproduction.

La mise en page, l’atelier d’apprentissage et les fiches pédagogiques ont été créés par Poésies 123. Ils sont proposés pour un usage personnel ou pédagogique.

Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-ou-que-je-tourne-loeil-soit-vers-le-capitole-joachim-du-bellay/