Quand je t’aimais, pour toi j’aurais donné ma vie,
Mais c’est toi, de t’aimer, toi qui m’ôtas l’envie.
À tes pièges d’un jour on ne me prendra plus ;
Tes ris sont maintenant et tes pleurs superflus.
Ainsi, lorsqu’à l’enfant la vieille salle obscure
Fait peur, il va tout nu décrocher quelque armure ;
Il s’enferme, il revient tout palpitant d’effroi
Dans sa chambre bien chaude et dans son lit bien froid.
Et puis, lorsqu’au matin le jour vient à paraître,
Il trouve son fantôme aux plis de sa fenêtre,
Voit son arme inutile, il rit et, triomphant,
S’écrie : « Oh ! que j’ai peur ! oh ! que je suis enfant ! »
Alfred De Musset
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L’atelier Poésies 123
Apprendre ce poèmeAlfred De Musset · 13 vers · 2 parties
Fragment
Un poème à apprivoiser, un vers après l’autre.
Voix de synthèse de l’appareil · La diction poétique peut varier.
Tu as indiqué connaître toutes les parties. Essaie maintenant de les enchaîner, puis reviens demain pour les retrouver sans indices.
Le coin des profs Fiches & séance prête à l’emploi
Une séance en 15 minutes
- 3 min · Découvrir. Lire ensemble et clarifier les mots inconnus.
- 5 min · Mémoriser. Effacer progressivement les mots d’une partie.
- 4 min · Reconstruire. Retrouver l’ordre des vers en binôme.
- 3 min · Réciter. Dire le texte, puis confronter sa mémoire à l’original.
Proposition de séance, à adapter à votre classe. Les indices et activités soutiennent la mémorisation sans remplacer l’accompagnement de l’enseignant.
Une fiche à emporter
Le texte entier, avec nom et date. Le corrigé est sur une page séparée.
Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-fragment-alfred-de-musset/

Les 13 vers sont à toi.