Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre

Poème par Joachim Du Bellay Recueil Les RegretsPériode 16e siècle

Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre,
Fuyons ce bord avare et ce peuple inhumain,
Que des dieux irrités la vengeresse main
Ne nous accable encor sous un même tonnerre.

Mars est désenchaîné, le temple de la guerre
Est ouvert à ce coup, le grand prêtre romain
Veut foudroyer là-bas l’hérétique Germain
Et l’Espagnol marran, ennemis de saint Pierre.

On ne voit que soldats, enseignes, gonfanons,
On noit que tambourins, trompettes et canons,
On ne voit que chevaux courant parmi la plaine :

On n’oit plus raisonner que de sang et de feu,
Maintenant on verra, si jamais on l’a veu,
Comment se sauvera la nacelle romaine.

Joachim Du Bellay

Lire, garder, partager

Que veux-tu faire avec ce poème ?

Apprendre 4 activités
Envoyer par e-mail
0 vues

Gratuit · Sans compte · Impression et PDF immédiats

Droits et utilisations

Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre, de Joachim Du Bellay, peut être une œuvre du domaine public ou un texte encore protégé selon son auteur et son édition. Sa présence sur le site ne vaut pas autorisation générale de reproduction.

La mise en page, l’atelier d’apprentissage et les fiches pédagogiques ont été créés par Poésies 123. Ils sont proposés pour un usage personnel ou pédagogique.

Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-fuyons-dilliers-fuyons-cette-cruelle-terre-joachim-du-bellay/