Je hais plus que la mort un jeune casanier

Poème par Joachim Du Bellay Recueil Les RegretsPériode 16e siècle

Je hais plus que la mort un jeune casanier,
Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours de fête,
Et craignant plus le jour qu’une sauvage bête,
Se fait en sa maison lui-même prisonnier.

Mais je ne puis aimer un vieillard voyager,
Qui court deçà delà, et jamais ne s’arrête,
Ainsi des pieds moins léger que léger de la tête,
Ne séjourne jamais non plus qu’un messager,

L’un sans se travailler en sûreté demeure,
L’autre, qui n’a repos jusques à tant qu’il meure,
Traverse nuit et jour mille lieux dangereux :

L’un passe riche et sot heureusement sa vie,
L’autre, plus souffreteux qu’un pauvre qui mendie,
S’acquiert en voyageant un savoir malheureux.

Joachim Du Bellay

Lire, garder, partager

Que veux-tu faire avec ce poème ?

Apprendre 4 activités
Envoyer par e-mail
5 vues

Gratuit · Sans compte · Impression et PDF immédiats

Droits et utilisations

Je hais plus que la mort un jeune casanier, de Joachim Du Bellay, peut être une œuvre du domaine public ou un texte encore protégé selon son auteur et son édition. Sa présence sur le site ne vaut pas autorisation générale de reproduction.

La mise en page, l’atelier d’apprentissage et les fiches pédagogiques ont été créés par Poésies 123. Ils sont proposés pour un usage personnel ou pédagogique.

Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-je-hais-plus-que-la-mort-un-jeune-casanier-joachim-du-bellay/