Les servantes faisaient le pain pour les dimanches,
Avec le meilleur lait, avec le meilleur grain,
Le front courbé, le coude en pointe hors des manches,
La sueur les mouillant et coulant au pétrin.
Leurs mains, leurs doigts, leur corps entier fumait de hâte,
Leur gorge remuait dans les corsages pleins.
Leurs deux poings monstrueux pataugeaient dans la pâte
Et la moulaient en ronds comme la chair des seins.
Le bois brûlé se fendillait en braises rouges
Et deux par deux, du bout d’une planche, les gouges
Dans le ventre des fours engouffraient les pains mous.
Et les flammes, par les gueules s’ouvrant passage,
Comme une meute énorme et chaude de chiens roux,
Sautaient en rugissant leur mordre le visage.
Emile Verhaeren
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L’atelier Poésies 123
Apprendre ce poèmeEmile Verhaeren · 15 vers · 2 parties
Cuisson du pain
Un poème à apprivoiser, un vers après l’autre.
Voix de synthèse de l’appareil · La diction poétique peut varier.
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Le coin des profs Fiches & séance prête à l’emploi
Une séance en 15 minutes
- 3 min · Découvrir. Lire ensemble et clarifier les mots inconnus.
- 5 min · Mémoriser. Effacer progressivement les mots d’une partie.
- 4 min · Reconstruire. Retrouver l’ordre des vers en binôme.
- 3 min · Réciter. Dire le texte, puis confronter sa mémoire à l’original.
Proposition de séance, à adapter à votre classe. Les indices et activités soutiennent la mémorisation sans remplacer l’accompagnement de l’enseignant.
Une fiche à emporter
Le texte entier, avec nom et date. Le corrigé est sur une page séparée.
Texte publié sur Poésies 123 : https://www.poesies123.com/poeme-cuisson-du-pain-emile-verhaeren/

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