Spleen: Sono come il re d’un paese piovoso

Poesi di Charles Baudelaire Raccolta I fiori del maleTemi TristezzaEpoca XIX secolo

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres bêtes.
Rien ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d’impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l’or n’a jamais pu
De son être extirper l’élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.

Charles Baudelaire

Traduzione generata da Poésies 123 con il supporto del modello di intelligenza artificiale deepseek-chat.

Testo pubblicato su Poésies 123: https://www.poesies123.com/it/poesia-spleen-je-suis-comme-le-roi-d-un-pays-pluvieux-charles-baudelaire/