Song of Han of Iceland

Poem by Gérard De Nerval Period 19th century

Lorsque dans nos vertes campagnes
La nuit
Descend du sommet des montagnes
Sans bruit…
Malheur à toi qui dans nos plaines
Poursuis un voyage imprudent…
Entends-tu des forêts lointaines
Sortir un long rugissement ?…
C’est Han !
C’est Han !
C’est Han d’Islande…
Han ! Han ! Han ! Han !

Cet homme qui recèle une âme
De fer
Et dont les yeux lancent la flamme
D’enfer ;
Au fond de son antre sauvage
Courbé sur un corps palpitant,
Ce monstre qui repaît sa rage
De cris, de larmes et de sang…
C’est Han !
C’est Han !
C’est Han d’Islande…
Han ! Han ! Han ! Han !

Quand parfois au sein de la danse
Des jeux,
Tout à coup un homme s’élance…
Hideux !

Si l’on ne peut le reconnaître
Si de sa voix le sombre accent
Ajoute à l’effroi que fait naître
Son regard fixe et dévorant…
C’est Han !
C’est Han !
C’est Han d’Islande…
Han ! Han ! Han ! Han !

Gérard de Nerval

Translation generated by Poésies 123 with assistance from the deepseek-chat artificial-intelligence model.

Text published on Poésies 123: https://www.poesies123.com/en/poem-song-of-han-of-iceland-gerard-de-nerval/