Jugez de ma douleur par Michel Lambert

Jugez de ma douleur en ces tristes adieux,
Vous allez pour jamais abandonner ces lieux,
Et vous me défendez, cruelle, de vous suivre :
Rien ne peut-il vous arrêtez ?
Hélas ! comment pourrais-je vivre ?
Puisqu’il faut enfin vous quitter.

Si les maux que vos yeux m’ont fait longtemps souffrir
Sont des maux si cruel qu’il en faille mourir,
Au moins charmante Iris qu’auprès de vous j’expire,
Quand vous verrez mon triste sort,
Peut-être, hélas ! pourrez-vous dire,
C’est moi qui te donne la mort.


Michel Lambert